La Commission des relations du travail refuse d’entendre un travailleur du Guatemala

Montréal (Québec), 8 octobre 2009 – La Commission des relations du travail, tribunal administratif chargé entre autres d’entendre les recours des travailleurs victimes de pratiques interdites, vient de refuser la demande d’un travailleur agricole migrant qui habite au Guatemala d’être entendu par visioconférence.

Le travailleur oeuvrait sur une ferme québécoise dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers lorsqu’il s’est absenté pour maladie. Il a terminé sa saison et n’a pas été rappelé au travail pour la saison suivante. Il a déposé une plainte et, n’ayant pas les moyens de revenir au Québec pour être entendu, sa procureure, Me Dalia Gesualdi-Fecteau de la Commission des normes du travail, a fait une demande pour qu’il puisse être entendu par le biais d’un affidavit, d’une conférence téléphonique ou d’une visioconférence. En effet, la preuve démontra que le travailleur gagnait au plus 402$ CAN par mois et supportait financièrement sa famille et sa mère.

Bien que tous ces moyens soient prévus dans les règles de preuve et de procédure de la Commission, cette dernière a rejeté la demande du travailleur quant aux trois moyens. La Commission a indiqué notamment que c’était au plaignant et à ses représentants que revenait l’entière responsabilité de l’organisation d’une telle visioconférence. La Commission a soutenu que le fait que le plaignant ne parle que l’espagnol était également problématique. La Commission a donc refusé la demande du travailleur de comparaître par visioconférence et le convoque pour une audition en janvier 2010.

Madame Andrea Galvez, coordonnatrice du Centre d’appui de l’Alliance des Travailleurs Agricoles, en collaboration avec les TUAC, affirme être déçue par cette décision mais souligne qu’il s’agit tout simplement d’un autre exemple des difficultés énormes rencontrées par les travailleurs étrangers agricoles qui veulent exercer les recours prévus au Québec. « La plupart du temps, les travailleurs oeuvrant dans le cadre de ces programmes sont déjà retournés dans leur pays quand ils apprennent qu’ils sont congédiés. Une décision comme celle rendue par la Commission des relations du travail peut faire en sorte qu’ils ne puissent pas exercer de recours contre leur congédiement, puisqu’ils n’ont pas les moyens de revenir au Québec s’ils n’ont pas d’emploi dans le cadre du programme. Il s’agit d’un cercle vicieux. » dit-elle. Elle rajoute qu’une telle décision souligne le besoin criant pour ces travailleurs de pouvoir se syndiquer et avoir un mot à dire sur leurs conditions de travail, incluant les cas de congédiement. « Si les travailleurs étaient syndiqués, des recours face aux non-rappels et aux congédiements injustes pourraient être modulés entre les parties pour tenir compte des difficultés inhérentes au programme, comme celui de devoir retourner dans son pays au moment du congédiement et les barrières quant à la langue ».

En association avec l’Alliance des travailleurs agricoles, les TUAC Canada assurent le fonctionnement, à l’échelle du pays, d’un certain nombre de centres de soutien pour les travailleurs agricoles. Détenant déjà des accréditations visant des travailleurs agricoles étrangers ailleurs au Canada, les TUAC sont impliqués dans trois demandes d’accréditation visant des travailleurs agricoles étrangers oeuvrant au Québec. Ces dossiers se trouvent présentement devant la Commission des relations du travail.

Les TUAC Canada sont en outre le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, avec plus de 250 000 membres dans tout le Canada. Ses membres travaillent dans tous les secteurs de l’industrie alimentaire, allant des champs de culture jusqu’à la table à manger.

La comisiòn de las relaciones de trabajo niega de escuchar por videoconferencia de un trabajador agricola Guatemalteco

La comisiòn de las Relaciones de Trabajo, Tribunal admimistrativo encargado entre otras cosas de escuchar los recursos de trabajadores, victima de practicas prohibidas, acaba de rechazar la petición de un trabajador agrícola migrante que vive en Guatamala de ser escuchado por videooconferencia.

El trabajador trabajaba en una granja en el cuadro de un Programa de trabajadores extranjeros cuando se ha ausentado por enfermedad. Èl ha terminado la estación y no fue llamado al trabajo por la estación siguiente. Èl ha presentado una denuncia y, no teniendo manera de regresar en Quebec para estar escuchado, su procuradora, Dalia Gesualdi-fecteau de la comisión de las normas de trabajo ha presentado una petición para que èl pueda estar escuchado por affidavit , por una conferencia telefónica o una visio-conferencia.. En efecto, la prueba demostra que el trabajador ganaba 402$ CAN por mes y soportaba económicamente su familia y su madre.

Aunque todos esos medios sean previstos en la reglas de pruebas y proceduras de la Comisiòn, esta comisiòn ha rechazado la peticiòn del trabajador en cuanto los tres medios. La comisiòn ha indicado particularmente que el demandante y sus representantes que tenìan toda responsabilidad de la organizaciòn de tal videoconferencia. La comisiòn ha sostenido que el hecho que el demandante habla unicamente español estaba tambièn problematico. La Comisiòn ha , rechazado entonces, la peticiòn del trabajador de comparecer por videooconferencia y se le convoca por una audición en enero 2010.

La Senora Andrea Galvez, coordinadora del Centro de apoyo del Alianza de los Trabajadores agricolas, en colaboraciòn con los TUAC, afirma estar decepcionada con la decisión , pero, subraya que es simplemente otro ejemplo de las dificultades enormes encontradas por los trabajadores extranjeros agricolas que desean ejercitar los recursos previstos en Quebec. “ La mayoria del tiempo , los trabajadores estan trabajando en el cuadro de esos programas están ya regresado en sus países cuando se enteran que están despedidos. Una decisión como la de la comisión de las relaciones del trabajo puede hacer que no pueden ejercitar de recursos contra la expulsión puesto que los medios de regresar en Quebec se no tienen trabajo en el cuadro del programa. Es un circulo vicioso.” dice ella. Ademàs, tal decisión subraya la necesidad evidente para esos trabajadores de poder sindicarse y tener algo que decir sobre sus condiciones de trabajo, incluyendo los casos de expulsión. “Si los trabajadores estaban sindicados, recursos en casos de no-llamada a trabajar y de expulsión injusta podrían estar modulados entre los partidos para tener cuento de las dificultades inherentes al programa, como el de deber regresar en su país al momento de expulsión y las barreras en cuanto la lengua.”

En asociaciòn con la Alianza de los trabajadores agricolas, los TUAC Canada asiguran el funcionamiento a la escala del pais, de un cierto numero de centros de apoyo para los trabajadores agricolas. Teniendo ya acreditaciones apuntando trabajadores agricolas a otra parte de Canada, los TUAC son implicados en tres peticiones de acreditación apuntando trabajadores trabajando en Quebec. Esas carpetas se encuentran ahora ante la comisiòn de las relaciones del trabajo.

Los TUAC Canada son ademàs el màs grande sindicato del sector privado en Canada con màs de 250 000 miembros en todo el Canada. Sus miembros trabajan en todos las zonas de la industria alimentaria, de los campos de cultura hasta la mesa de comer.
http://www.tuac-canada.ca/fr/

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